Ti trovi in:Archivio»EUF - Chapitre provincial 2014 à Clairefontaine
01/10/2014

EUF - Chapitre provincial 2014 à Clairefontaine

2014-10-01bis EUFDu 28 septembre au 2 octobre 2014 se tient à Clairefontaine le Chapitre provincial de la Province de l'Europe francophone. Ce Chapitre rassemble 28 participants des différentes communautés de la Province et de l'administration provinciale et générale.

Le Père John van den Hengel, vicaire général de la Congrégation, assiste au Chapitre où il fera une communication sur le thème du Chapitre général 2015: "Miséricordieux, en communauté, avec les pauvres".

Le Père Jean-Jacques Flammang, provincial, préside le Chapitre et fait un rapport sur l'état de la Province qui compte 60 membres, aidés par huits confrères d'autres provinces. De ces 68 personnes, 36 sont en-dessous de 75 ans, 32 au-dessus. Pour l'instant la Province compte 12 communautés réparties en Belgique, en France et au Luxembourg.

Les participants au Chapitre provincial devront préparer le Chapitre général et élire des délégués pour ce Chapitre qui aura lieu à Rome en 2015. Ils prendront aussi des décisions pour l'orientation que doivent prendre les Prêtres du Sacré-Coeur dans les années à venir en Europe francophone.

2014-10-01 EUF

Lors des Vêpres d'ouverture, le provincial a présenté le thème du Chapitre par les mots suivants:    

« Miséricordieux, en communauté, avec les pauvres »

C’est sous ce thème du Chapitre Général 2015 que nous avons placé notre Chapitre Provincial. Trois éléments importants du charisme dehonien y sont repris: La miséricorde, en relation avec l’amour, la réparation, l’oblation, la disponibilité… tout un vocabulaire spirituel qui nous est connu et qui nous est cher. Il redit l’essentiel de notre vie consacrée. Le Seigneur ne nous a-t-il pas dit, un peu comme le résumé de tout ce qu’il propose à ses disciples : « Soyez miséricordieux comme votre Père céleste est miséricordieux ! » (Lc 6, 36) ?

La miséricorde, la compassion, ce sont sans doute les vocables qui redisent le mieux pour nous aujourd’hui l’attitude de cœur que nous devons accueillir et cultiver en tant que Prêtres du Sacré-Cœur, en tant que dehoniens.

 Miséricordieux, en communauté. Cette ajoute « en communauté » spécifie le sens de la miséricorde. Etre des témoins de l’Evangile, c’est un appel qui est adressé à tous les chrétiens, mais notre spécificité comme religieux, c’est d’être témoins de l’Evangile par la profession des conseils évangéliques vécue en communauté.

Notre Règle de vie ne dit-elle pas : « Vécue en communauté, notre profession des conseils évangéliques est l’expression première de notre vie apostolique : elle atteste la présence du Christ, elle annonce le Règne de Dieu qui vient. » (RV. 60)

Tous nos derniers Chapitres provinciaux sont revenus sur la vie communautaire. L’autonomie, l’indépendance, l’auto-détermination, la liberté… ces catégories modernes étaient mises en avant, mais aujourd’hui elles n’interprètent que fort partiellement notre réalité de vie religieuse. Il y a d’autres catégories qui ont pris le relais : partage, solidarité, écoute, accueil, hospitalité…

Ces valeurs font davantage échos aux valeurs évangéliques pour la vie religieuse. Et nous qui avons été appelés par le Christ à le suivre justement dans une Congrégation religieuse apostolique, nous avons à nous interroger comment vivre ces valeurs pour rendre un authentique service à la suite du Christ.

C’est notre engagement sociétal, notre témoignage de l’Evangile non pas seulement au niveau personnel, mais justement dans la société, au niveau culturel et politique.

Vivre la miséricorde en communauté religieuse fait apparaître d’autres dimensions que la vivre comme membre du clergé séculier ou comme membre d’un Institut séculier ou encore comme un laïc engagé dans un mouvement d’Eglise. Nous avons à nous redire cette différence en tant que religieux pour pouvoir mieux la vivre et l’approfondir davantage au service de l’Eglise et de la société. Si nous ne voyons plus cette différence, alors la question du Père John van den Hengel « avons-nous encore besoin de dehoniens en Europe ? » trouve très vite une réponse négative.

« Miséricordieux en communauté avec les pauvres », dit le thème retenu.

Avec les pauvres. Qui sont ces pauvres avec qui il faut être miséricordieux en communauté ? Poser cette question, ce n’est pas seulement faire l’aumône ou s’engager au niveau social, c’est se demander pourquoi le Seigneur nous a appelés dans une Congrégation religieuse de vie apostolique et non pas ailleurs ? Et c’est toujours aussi redéfinir nos priorités.

Le pape François ne cesse de répéter : « je veux une Eglise pauvre pour les pauvres. » Le Père Dehon avait le souci des pauvres, mais refusait de simplement faire l’aumône. Le vœu de pauvreté comme religieux d’une Congrégation apostolique avait pour lui une note spéciale qui reste à relever pour s’en inspirer davantage.

J’espère que notre Chapitre provincial pourra aider à clarifier ces points. Demandons à l’Esprit saint de nous éclairer. En proclamant l’Evangile, nous proclamons une bonne nouvelle. L’autre jour, le Père André Conrath faisait remarquer dans son homélie, que nous devons toujours nous demander si ce que nous proclamons est vraiment bon pour l’homme, bon pour l’humanité.

Que l’Esprit saint qui est source de toute bonté nous montre ce qui est bon pour nous, et que Marie, invoquée ici à Clairefontaine sous le vocable de « Notre Dame de la Miséricorde » intercède pour nous pour que nous devenions par les échanges et les décisions de ce Chapitre de plus en plus « miséricordieux, en communauté, avec les pauvres ».